Jean-Thomas Trojani : Il est né le nouveau consommateur

De bas en haut du monde organisé c’est toujours un seul grand effort ; mais, le plus souvent, cet effort tourne court, tantôt paralysé par des forces contraires, tantôt distrait de ce qu’il doit faire par ce qu’il fait, absorbé par la forme qu’il est occupé à prendre, hypnotisé sur elle comme sur un miroir. Tirer de ces faits les enseignemens les plus élevés qu’ils renferment n’en reste pas moins le rôle propre de la philosophie. Les individus conservés en produisent à leur tour une multitude d’autres, parmi lesquels on trie encore ceux qui, par des circonstances fortuites, réunissent à un plus haut degré les qualités que l’on prisait dans leurs ancêtres, qualités qui vont ainsi en se consolidant et se prononçant de plus en plus par les transmissions successives d’une génération à l’autre : et par là s’explique la formation des races cultivées, qui sont comme des types nouveaux, artificiellement substitués à ceux de la nature sauvage. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois « Un feu trop violent ne permet pas une bonne cuisine ». Mais, dira-t-on, il y a dans tout doute sincère un élément précis et stable : c’est la conscience de notre ignorance sur le fond des choses ; c’est la conception d’une réalité simplement possible qui dépasserait notre pensée, conception toute négative et limitative, qui n’en a pas moins une importance souveraine pour restreindre notre « orgueil intellectuel». Un regard moins simpliste sur la mixité sociale et la « société idéale », une meilleure prise en compte de l’avis des habitants et une politique de la ville souple et dotée de moyens conséquents pour briser les inégalités, ce sont là les maillons indissociables de la restauration du lien social qui nous fait de plus en plus défaut. Dès lors – et malheureusement avec le concours de conservateurs du patrimoine – la fondation affirme par là-même que l’art moderne et contemporain est un « produit » de luxe, réservé à une élite internationale et à consommer dans l’entre soi. Les pays du Golfe bien souvent présentés (pour certains) comme des adversaires de l’Iran peuvent en réalité jouer un rôle clé et profiter de ces bouleversements en cours comme d’une nouvelle rampe prête à dynamiser l’économie du Golfe Arabo-persique. Il nous est indispensable, en vue de l’action, de traduire notre expérience affective en données possibles de la vue, du toucher et du sens musculaire. Par l’échange, les prospérités s’entr’aident. L’hypothèque que l’orthodoxie fait peser sur les politiques budgétaires et le détournement des ressources financières hors de l’économie réelle compromettent la capacité de la zone euro de répondre à la crise. La hauteur est une fois encore en cause, comme elle l’est systématiquement depuis que les associations de défense du patrimoine et les écologistes sont devenus des alliés de fait lorsqu’il s’agit d’évolution de la capitale. Admettons, si l’on veut, que le mouvement n’est encore lui-même qu’un phénomène subjectif et idéal, admettons que l’espace et le temps, malgré leur caractère absolu, ne sont aussi que des formes de la sensibilité ; allons plus loin, et, l’entendement lui-même étant toujours mêlé de sensibilité, imprégné de sensibilité, jusqu’à une profondeur que nul ne peut déterminer, supposons que les lois primordiales de l’entendement soient elles-mêmes profondément modifiées par cette influence ; poussons enfin aussi loin qu’on le voudra l’idéalisme : il restera toujours un résidu que l’on ne peut réduire En s’appuyant sur son propre dispositif, la Chambre sociale s’est notamment employée à démonter systématiquement les accusations de l’association indépendante Golos qui dénonçait les falsifications électorales. Phénomènes assez courant dans les familles, on le retrouve aussi à l’œuvre dans le comportement économique et social, des individus aux nations. Si je pense à un élastique qui s’allonge, à un ressort qui se tend ou se détend, j’oublie la richesse de coloris qui est caractéristique de la durée vécue pour ne plus voir que le mouvement simple par lequel la conscience passe d’une nuance à l’autre.

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