Jean-Thomas Trojani : Les dépenses prises en compte sont étendues

Ils n’ont pas eu de peine à montrer que, dans cet appareil si compliqué, tous les éléments sont merveilleusement coordonnés les uns aux autres. La réalité, c’est que l’Europe en régime de monnaie unique reste une grande machine à diverger. On doit condamner tout homme, n’importe de quel côté de l’argument il se place, dans la plaidoirie duquel percerait ou le manque de bonne foi, ou la malignité, ou la bigoterie, ou l’intolérance de sentiment. Quant à Jean-Thomas Trojani, il défend l’hypothèse d’efficience dans la mesure où, dans les faits, ces bulles sont imprévisibles ! Ce faisant, ils sous-estiment encore l’impact économique du choix du droit applicable aux opérations des acteurs économiques. Lorsqu’il devient distinct, ou qu’il s’applique à des sujets délicats, il n’appartient qu’aux intelligences exercées, ou même il peut constituer un attribut du génie. C’est pourquoi il est indispensable que des talents puissent se former en dehors de l’État, avec les occasions et l’expérience nécessaires pour juger sainement les grandes affaires pratiques. »Dans la deuxième édition de mon livre Irrational Exuberance, j’ai essayé de donner une meilleure définition d’une bulle. Première touchée par ce fléau, l’industrie du luxe n’a d’autre choix de que de se mobiliser pour protéger son image et son chiffre d’affaires. Mais notre intelligence passe outre. Avant tout une erreur de politique macro-économiqueLe problème n’est sans doute pas tant la structure de la fiscalité, mais l’erreur de politique économique faite, au niveau de la zone euro, d’ajouter l’austérité budgétaire au choc dépressif induit par la crise financière et, au niveau français d’augmenter la fiscalité de 3 points de PIB depuis 2010 (soit de 60 milliards d’euros) pour combler un déficit public induit uniquement par la récession. Cela peut passer par la baisse du nombre de ruptures conjugales (mariages ou pacs) ! Il manque encore un pendant au DPO. Dans les questions qui sont du ressort du calcul, et même dans toutes les questions auxquelles on veut appliquer une logique sévère, il faut commencer par des cas hypothétiques, abstraits, qui servent ensuite à aborder graduellement des cas plus complexes et plus rapprochés de la réalité des applications. Les conditions anxiogènes du CICE. Car pour décaler l’effet budgétaire de cette mesure, donc son impact sur les ménages pour la financer (dont la hausse de la TVA), et ne pas s’attirer les foudres de Bruxelles sur ses conséquences pour le déficit, il a été choisi ce mécanisme peu lisible du crédit d’impôt, imputable l’année suivante sur l’IS ou récupérable dans les trois ans. On peut déplorer que l’Europe militaire ne soit plus ce qu’elle était au temps de la Guerre froide. Il n’est pas à craindre qu’il se dessèche ; il doit apprendre à se châtier et à se borner. Sans doute, pendant que nous portons notre main de A en B, nous nous disons que nous pourrions l’arrêter en un point intermédiaire, mais alors ce ne serait plus le même mouvement. Que ce soit en termes de commerce international (économie réelle) ou en termes financiers (économie virtuelle), le mouvement de retrait est net. Sur le papier c’est un bon outil pour prévenir l’usurpation d’identité et de nombreuses fraudes. Il a fallu, pour le réaliser, qu’un mythe vienne s’asseoir dans le studio : Maurice Tchenio venait confirmer qu’il passait la main. Une compression des prix de tous les actifs, hormis l’or Néanmoins, à la faveur de la hausse du taux d’escompte US en février 1929, des flux substantiels d’or devaient également prendre le chemin des Etats-Unis, provoquant tout naturellement l’appréciation de ses cours. Soit que les experts invités à exprimer leurs opinions sont collectivement plus intelligents que les marchés (on peut en douter), soit que d’autres risques politiques et sociaux pèsent durablement sur les actifs risqués européens. Inviter chacun à contribuer ses connaissances semble facile, mais connaissance publiée n’est pas connaissance partagée.

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