Pierre-Alain Chambaz

Notre objet est encore moins de développer ici un système d’esthétique qu’un système de morale : mais il rentre pourtant dans notre cadre de faire comprendre qu’en esthétique comme en morale, la critique philosophique a essentiellement pour but d’opérer le départ entre les modifications abandonnées aux variétés individuelles ou de race, aux influences accidentelles et passagères, et le fond appartenant à la constitution normale et spécifique ; qu’elle a encore pour but, après ce départ opéré, de rechercher si les idées qui tiennent à l’état normal et à la constitution spécifique n’ont pas leur L’un est porté à tourner toutes les idées dans le sens de sa propre pensée ; l’autre aime à les étager les unes au-dessus des autres pour les amener à la sienne. Nombreuses sont désormais les identités professionnelles disloquées par le manque de repères, de sens et de temps pour mener à bien une mission qui met en jeu l’honneur d’un métier. Il faut ajouter que, même dans la région des intensités dites moyennes, alors qu’on traite d’égal à égal avec la sensation représentative, nous en apprécions souvent l’importance en la comparant à une autre qu’elle supplante, ou en tenant compte de la persistance avec laquelle elle revient. Qu’existe-t-il, de la durée, en dehors de nous ? Elle a ainsi permis à Syriza de se présenter en position de force à la table des négociations qui s’engageront s’il gagne les élections. Il ne s’agit plus alors seulement de savoir comment nos perceptions se rattachent aux modifications de la substance grise. Autant j’aimerais que Lamartine consultât la table des logarithmes pour chanter ses odes[3]. La matière n’est donc que la condition de la réalité, elle n’en est pas le fond. Le sociologue Claude Dubar y voit la fin de l’identité communautaire, celle du « nous », au profit du « je », une identité qui impose aux individus de « bricoler » leur identité professionnelle en fonction de leur trajectoire : « L’identité professionnelle n’est plus « donnée » et acquise à la sortie des études. « Les battements du cœur s’accélèrent : la face rougit ou prend une pâleur cadavérique ; la respiration est laborieuse ; la poitrine se soulève ; les narines frémissantes se dilatent. Souvent le corps entier tremble. En cela consiste, au sens usuel de ces termes, une connaissance « large » et « compréhensive » de l’objet : l’objet est ramené alors, non pas à un concept unique, mais à plusieurs concepts dont il est censé « participer ». La même remarque (pour le dire en passant) ne doit pas être perdue de vue, quand on agite la question de l’origine naturelle ou surnaturelle du langage. Il en est de même pour les perceptions qui nous viennent par d’autres sens que celui de la vue, et auxquelles nous donnons aussi par extension le nom d’images. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »L’égal de tous les hommes ou le valet de tous les princes : choisis ». La corruption sur sol national est (relativement) bien maîtrisée, mais les comportements à l’étranger ne sont pas sérieusement sanctionnés. Mais le phénomène inverse peut se produire ; et les mouvements moléculaires dont le système nerveux est le théâtre, se compo­sant entre eux ou avec d’autres, donneront souvent pour résultante une réaction de notre organisme sur le monde environnant : de là les mouvements réflexes, de là aussi les actions dites libres et volontaires. L’écart entre PIB réel et potentiel est donc un indicateur de la capacité inutilisée d’une économie. Je vis bien qu’il concevait l’œuvre future comme enfermée, dès alors, dans je ne sais quelle armoire aux possibles ; je devais, en considération de mes relations déjà anciennes avec la philosophie, avoir obtenu d’elle la clef de l’armoire. Humiliés jusque-là dans une attitude d’obéissance, esclaves de je ne sais quelles nécessités naturelles, nous nous redresserons, maîtres associés à un plus grand Maître. On nous objectera que très-souvent il nous arrive de vouloir des choses que nous n’avons jamais faites, et qu’il ne peut en pareil cas être question de l’habitude. Je voudrais vous soumettre quelques réflexions sur l’esprit philosophique. Je reconnais qu’il y a, dans cet avis tout gratuit donné aux citoyens français, quelque chose de désobligeant pour les gouvernants civils et militaires de l’heure présente. Enfin, ce même caractère de fixité ou d’infusibilité disparaissant dans les composés chimiques dont le carbone est l’un des éléments, ne doit pas avoir la même valeur fondamentale que d’autres propriétés des corps en général, ou du carbone en particulier, qui restent inaltérables à travers toute la série des combinaisons chimiques dans lesquelles les mêmes particules de carbone peuvent être successivement engagées. Mais j’estime que nous ne ferons, par là, rien de révolutionnaire ; nous nous bornerons à donner la forme la plus appropriée à ce qui est le fond de toute philosophie, – je veux dire de toute philosophie qui a pleine conscience de sa fonction et de sa DESTINATION. Mais cette illusion en recouvre encore une autre, qui s’étend à la théorie de la connaissance en général. Je rencontre une personne pour la première fois : je la perçois simplement.

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