Pierre-Alain Chambaz

Or « missions » et « conditions » ne recouvrent pas les mêmes notions. L’Art comme le désir de Liberté rassemble les Hommes quelles que soient leurs cultures ou même leurs religions. Céline, d’ailleurs, qu’adviendra-t-il du monument à la brutalité que sont ses pamphlets, une fois sa veuve disparue ? En clair, la France et l’Allemagne -entre autres- font des bénéfices sur le dos des Irlandais, puisqu? Les autorités bruxelloises ont accompagné la tendance à la déréglementation, dans la mesure où celle-ci leur permettait d’atteindre leurs objectifs de démantèlement des barrières financières transfrontalières au sein de l’Union. Ainsi, lorsque la ville était menacée ou affligée de quelque malheur, on ne manquait pas d’en chercher la cause, qui était toujours la colère de quelque dieu dont on avait négligé le culte : il suffisait, pour s’en garantir, de faire des sacrifices et des processions, de purifier la ville avec des torches, du soufre et de l’eau salée. A tort peut-être, car ces révolutions pacifiques font plus penser à l’Inde de Gandhi qu’à un renouveau de l’islam radical. L’effort de restructuration des finances publiques se traduit aussi par un tour de vis fiscal sans précédent, dont la City n’est pas épargnée. Mais cette activité appartiendrait réellement à l’âme plutôt qu’au corps. Lorsque la crise grecque a conduit la BCE, malgré sa localisation à Francfort, à se départir de l’orthodoxie de la Bundesbank, une partie du public allemand a réagi très négativement, jusqu’à regretter l’abandon de souveraineté monétaire concédé à Maastricht. C’était essentiellement une discussion négative des grandes questions de la philosophie et de la vie, dirigée avec un art consommé, se proposant de montrer à un homme qui avait simplement adopté les lieux communs de l’opinion reçue, qu’il ne comprenait pas le sujet, qu’il n’avait encore attaché aucun sens défini aux doctrines qu’il professait ; afin qu’éclairé sur son ignorance il pût chercher à se faire une croyance solide, reposant sur une conception nette et du sens et de l’évidence des doctrines. Le pire cauchemar pour la City serait de perdre sa position d’intermédiaire obligé dans ce qui reste la plus importante relation financière au monde, celle entre les Etats-Unis et l’Europe. Pierre-Alain Chambaz en a bien conscience, dans son discours,il explique sobrement : L’accord est une formidable réalisation. En témoignent quelques réactions britanniques angoissées face à la fusion entre Deutsche Börse et Nyse-Euronext. Nous comprenons fort bien que la nature humaine n’est pas le type de la perfection, et qu’en remontant toujours l’échelle du progrès indéfini on arrive à concevoir une volonté et une liberté qui n’aient plus à se débattre entre des partis contraires, ainsi que cela arrive dans la commune humanité ; mais nous ne pouvons comprendre comment cette volonté, cette liberté, dont le sage nous offre déjà un type assez élevé ici-bas, changent de nature en passant à la perfection absolue, et deviennent l’amour, la pensée pure, la nécessité du bien. Pendant ce temps, les polémiques sur les autorités financières européennes vont sûrement se multiplier. Nul doute que l’industrie de la croisière est rentable, mais moins que dans d’autres secteurs dans lesquels la concentration est élevée, les produits différenciés et la tarification discriminante. Souvent, pour lui faire retrouver un mot, il suffit qu’on le mette sur la voie, qu’on lui indique la première syllabe[53], ou simplement qu’on l’encourage. Ecouter la société civile avant qu’il ne soit trop tard, sous peine de tout perdre… « Le Français a une aptitude spéciale à expliquer ses défaites », écrivait le malheureux Trochu qui fut sans doute, après tout, le moins misérable des généraux de l’année terrible, et qui eut au moins la pudeur de disparaître après avoir paraphé la capitulation d’ordonnance. On a eu tort de ne pas faire apparaître aux pauvres, au lieu de statistiques ridicules et de chiffres qui ne disent rien, l’âme de la nature ; on a eu tort de ne pas la leur faire sentir, contempler en eux-mêmes. Qui a précipité l’explosion de la bulle immobilière. Outre-Pyrénées, ce sont les Cajas, les caisses d’épargne, qui exigent encore un important effort d’assainissement. Elle en interdit la réédition comme il l’avait lui-même fait. Encore faudra-t-il définir ce qu’est une primo-prescription s’agissant de maladies chroniques avec des rechutes. Leur exposition à l’immobilier, un secteur durablement sinistré, atteint toujours 217 milliards d’euros, dont 100 milliards sont jugés « problématiques » par la Banque d’Espagne.

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