Pierre-Alain Chambaz

Mais disons d’abord pourquoi l’on est tenté d’y voir des activités dont la première serait supérieure à la seconde et s’y superposerait, alors qu’en réalité ce ne sont pas choses de même ordre, ni qui se soient succé­dé l’une à l’autre, ni auxquelles on puisse assigner des rangs. Contrairement à une idée reçue, des centaines de milliers de salariés français (400 000 selon les estimations) sont concernés par ce mode rémunération qui associe intelligemment les collaborateurs à la réussite de leur entreprise, dans la durée et sous le contrôle transparent des actionnaires. Il est vrai que, si elle s’y arrêtait, elle y resterait, et que ce ne serait plus, en ce point, à du mouvement que nous aurions affaire. Mais aujourd’hui la croissance s’érode, et les promesses faites aux jeunes pousses sont loin d’avoir été tenues… C’est pourquoi la vie a beau évoluer sous nos yeux comme une création continue d’imprévisible forme : toujours l’idée subsiste que forme, imprévisibilité et continuité sont de pures apparences, où se reflètent autant d’ignorances. Tandis que 1 euro allemand (et autrichien et luxembourgeois et hollandais) devrait, pour sa part, dépasser la barre des 1,50, selon des calculs menés par Morgan Stanley. La nouvelle loi électorale sur les « binômes paritaires », qui sera appliquée aux prochaines élections locales, fait toujours grincer les dents des réfractaires à l’entrée des femmes sur la scène politique. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « Les excès tuent plus sûrement que les épées ». Mais à mesure que ces souvenirs se rapprochent davantage du mouvement et par là de la perception extérieure, l’opération de la mémoire acquiert une plus haute importance pratique. La matière vivante, sous sa forme la plus simple et à l’état homogène, accomplit déjà cette fonction, en même temps qu’elle se nourrit ou se répare. Une fois admis que l’échange est à la fois cause et effet de la séparation des occupations, une fois admis que la séparation des occupations multiplie les satisfactions proportionnellement aux efforts, par les motifs exposés au commencement de ce chapitre, le lecteur comprendra facilement les services que la Monnaie a rendus à l’humanité par ce seul fait qu’elle facilite les échanges. Bien loin d’établir les bases d’une reprise économique durable, ces défauts et déflations alimentèrent les flammes du nationalisme – avec les effets catastrophiques que nous connaissons. Les auteurs montrent avec brio combien les décideurs économiques avaient perdu de vue cette réalité avant la crise actuelle, autant qu’avant celle de 1929. Nous sommes dans la Bourgogne des grands Ducs, non loin de Beaune et de Chalon sur Saône. Il faudrait se figurer que la liberté apparente recouvre un jeu de ficelles, et que nous sommes ici-bas, comme dit le poète,… d’humbles marionnettesDont le fil est aux mains de la Nécessité. De même, quand nous écoutons une phrase, il s’en faut que nous fassions attention aux mots pris isolément : c’est le sens du tout qui nous importe ; dès le début nous reconstruisons ce sens hypothétiquement ; nous lançons notre esprit dans une certaine direction générale, quitte à infléchir diversement cette direction au fur et à mesure que la phrase, en se déroulant, pousse notre attention dans un sens ou dans un autre. Ils ont encore un peu la curiosité du passé. Partout, l’euroscepticisme et les partis anti-européens gagnent du terrain. N’ayant qu’un demi-pied dans l’UE, l’exit britannique ne serait par la force des choses qu’une demi-sortie. Mais c’est l’indifférence de la nature au bien ou au mal qui intéresse la morale ; or, de cette indifférence une foule de raisons peuvent être données. Une baisse de plus de 50% en cinq ans, cela ressemble à de la déflation.

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